La partie consacrée au dossier "stratégies et politiques de relance et de développement industriels" du communiqué du conseil du gouvernement tenu en date du 20 décembre 2006 peut être considérée comme l'acte fondateur d'une politique publique d'intelligence économique en Algérie.En voici le libellé:
"Communique du conseil du gouvernement
Mercredi 20 Décembre 2006
Le Conseil du Gouvernement s'est réuni le Mercredi 29 Dhou El Ki'da 1427, correspondant au 20 Décembre 2006, sous la présidence de Monsieur Abdelaziz BELKHADEM, Chef du Gouvernement.
1. Le Conseil du Gouvernement a poursuivi l'examen du dossier portant « stratégie et politiques de relance et de développement industriels », présenté par Monsieur le Ministre des Participations et de la Promotion des Investissements.
Le Gouvernement a examiné, dans ce cadre. les volets relatifs d'une part, à l'intelligence économique et au développement des industries créatrices de haute valeur ajoutée et, d'autre part, à l'importance qu'occupent les ressources humaines dans la stratégie de développement industriel.L'intelligence économique est comprise au sens du recueil, de l'analyse, du traitement et de la diffusion de l'information pertinente et utile qui contribue à la production des connaissances indispensables à la prise de décision et au pilotage des entreprises constituant le tissu industriel national. Elle s'entend comme une démarche d'anticipation et de projection dans le futur, fondée sur les liens qui unissent les réseaux des entreprises et ceux des opérateurs économiques.
L'intelligence économique sous-tend ainsi, un volet important de la stratégie nationale industrielle et vise la réalisation de quatre objectifs majeurs qui sont :
*la diffusion d'une culture de l'intelligence économique qui ambitionne une évolution des comportements individuels et collectifs des acteurs économiques publics e- privés, dans une vision collective et pluridisciplinaire;
*la création d'une synergie public-privé et le développement d'une perception nouvelle de leurs relations basées sur la confiance mutuelle, indispensable à l'essor de l'industrie nationale,
*la promotion du développement et la garantie de la sécurité du patrimoine technologique et industriel national par la mise en place de dispositifs de veille, capables de faire face aux enjeux de l'ouverture du marché national à la concurrence et de décourager les pratiques déloyales des concurrents.
*le développement de la fonction prospective par la mise en système des institutions publiques, des entreprises, des universités, des centres de recherche et des acteurs économiques, à l'effet de cerner les évolutions et de déceler les actions stratégiques à entreprendre sur le moyen et le long termes pour l'industrie nationale.
Outil stratégique de maîtrise de l'information et de la connaissance de l'environnement géo¬économique, l'intelligence économique constitue le cadre privilégié d'observation des évolutions du marché concurrentiel et permet à l'entreprise et aux acteurs économiques de se doter de capacités de réactivité, d'adaptation et de prise de décision, face aux défis de l'environnement, en permanente mutation.
Dans cette perspective, le rôle de l'État, dans la mise en place des dispositifs de développement industriel et d'innovation, consiste en la mise en œuvre d'une politique nationale d'intelligence économique et de veille stratégique, à même d'offrir à l'entreprise, en amont, les moyens de se doter des outils de veille informationnelle, (analyse et synthèse de l'information, études prospectives et technico-opérationnelles...), et en aval, les outils d'exploitation de l'information, la sécurisation des systèmes d'information, la mise en place de cellules de crise, de stratégies d'influence, de lobbying, entre autre.
Par ailleurs, les ressources humaines occupent dans toute stratégie de développement une place prépondérante et constituent le centre nodal du système productif économique et industriel.
En effet, la nécessité de s'adapter aux mutations économiques, technologiques et socioculturelles, générées par le phénomène de la mondialisation, figure au premier plan des préoccupations des pouvoirs publics.
Le rôle de l'État dans le développement de la formation sera, ainsi, reconsidéré sur la base de critères de qualité et d'efficacité à l'effet de garantir le soutien nécessaire au développement du capital humain. Un plus grand engagement sera apporté au développement de la recherche et l'innovation pédagogiques. La modernisation des méthodes d'enseignement et de formation, l'amélioration des qualifications de l'encadrement et l'accès aux nouvelles technologies constituent les axes essentiels de l'appui public au système d'enseignement et de formation.
En outre, des structures de gestion des ressources humaines encadrées par des managers favorisant l'introduction de méthodes et d'outils modernes seront mises en place pour assurer le développement du capital humain qui reste un puissant vecteur de promotion économique et sociale, dès lors qu'il s'inscrit dans la rationalité et est utilisé pour répondre aux besoins prioritaires des secteurs et des entreprises, dans la perspective de générer les élites du développement et les capitaines d'industrie.
Les évolutions récentes de l'environnement mondialisé, concurrentiel et compétitif, appellent à une plus grande prise de conscience des nouveaux enjeux du capital humain par les différents acteurs du développement industriel national et les nécessités de la stratégie préconisée. Aussi, un certain nombre d'actions stratégiques sont à considérer en priorité. Il s'agit notamment de :
*l'élaboration d'une nouvelle carte de la formation technique et managériale, centrée sur l'excellence,
*l'élaboration d'une nouvelle carte de la formation de la main d'oeuvre qualifiée pour les métiers de l'industrie, sur la base des besoins exprimés par le nouveau modèle industriel,
*la mise en place d'un nouveau système d'incitation à l'offre et à la demande en ressources humaines dans le secteur industriel,
*la promotion de la formation des élites des entreprises sur la base des principes de la compétence et du mérite professionnel."
"Communique du conseil du gouvernement
Mercredi 20 Décembre 2006
Le Conseil du Gouvernement s'est réuni le Mercredi 29 Dhou El Ki'da 1427, correspondant au 20 Décembre 2006, sous la présidence de Monsieur Abdelaziz BELKHADEM, Chef du Gouvernement.
1. Le Conseil du Gouvernement a poursuivi l'examen du dossier portant « stratégie et politiques de relance et de développement industriels », présenté par Monsieur le Ministre des Participations et de la Promotion des Investissements.
Le Gouvernement a examiné, dans ce cadre. les volets relatifs d'une part, à l'intelligence économique et au développement des industries créatrices de haute valeur ajoutée et, d'autre part, à l'importance qu'occupent les ressources humaines dans la stratégie de développement industriel.L'intelligence économique est comprise au sens du recueil, de l'analyse, du traitement et de la diffusion de l'information pertinente et utile qui contribue à la production des connaissances indispensables à la prise de décision et au pilotage des entreprises constituant le tissu industriel national. Elle s'entend comme une démarche d'anticipation et de projection dans le futur, fondée sur les liens qui unissent les réseaux des entreprises et ceux des opérateurs économiques.
L'intelligence économique sous-tend ainsi, un volet important de la stratégie nationale industrielle et vise la réalisation de quatre objectifs majeurs qui sont :
*la diffusion d'une culture de l'intelligence économique qui ambitionne une évolution des comportements individuels et collectifs des acteurs économiques publics e- privés, dans une vision collective et pluridisciplinaire;
*la création d'une synergie public-privé et le développement d'une perception nouvelle de leurs relations basées sur la confiance mutuelle, indispensable à l'essor de l'industrie nationale,
*la promotion du développement et la garantie de la sécurité du patrimoine technologique et industriel national par la mise en place de dispositifs de veille, capables de faire face aux enjeux de l'ouverture du marché national à la concurrence et de décourager les pratiques déloyales des concurrents.
*le développement de la fonction prospective par la mise en système des institutions publiques, des entreprises, des universités, des centres de recherche et des acteurs économiques, à l'effet de cerner les évolutions et de déceler les actions stratégiques à entreprendre sur le moyen et le long termes pour l'industrie nationale.
Outil stratégique de maîtrise de l'information et de la connaissance de l'environnement géo¬économique, l'intelligence économique constitue le cadre privilégié d'observation des évolutions du marché concurrentiel et permet à l'entreprise et aux acteurs économiques de se doter de capacités de réactivité, d'adaptation et de prise de décision, face aux défis de l'environnement, en permanente mutation.
Dans cette perspective, le rôle de l'État, dans la mise en place des dispositifs de développement industriel et d'innovation, consiste en la mise en œuvre d'une politique nationale d'intelligence économique et de veille stratégique, à même d'offrir à l'entreprise, en amont, les moyens de se doter des outils de veille informationnelle, (analyse et synthèse de l'information, études prospectives et technico-opérationnelles...), et en aval, les outils d'exploitation de l'information, la sécurisation des systèmes d'information, la mise en place de cellules de crise, de stratégies d'influence, de lobbying, entre autre.
Par ailleurs, les ressources humaines occupent dans toute stratégie de développement une place prépondérante et constituent le centre nodal du système productif économique et industriel.
En effet, la nécessité de s'adapter aux mutations économiques, technologiques et socioculturelles, générées par le phénomène de la mondialisation, figure au premier plan des préoccupations des pouvoirs publics.
Le rôle de l'État dans le développement de la formation sera, ainsi, reconsidéré sur la base de critères de qualité et d'efficacité à l'effet de garantir le soutien nécessaire au développement du capital humain. Un plus grand engagement sera apporté au développement de la recherche et l'innovation pédagogiques. La modernisation des méthodes d'enseignement et de formation, l'amélioration des qualifications de l'encadrement et l'accès aux nouvelles technologies constituent les axes essentiels de l'appui public au système d'enseignement et de formation.
En outre, des structures de gestion des ressources humaines encadrées par des managers favorisant l'introduction de méthodes et d'outils modernes seront mises en place pour assurer le développement du capital humain qui reste un puissant vecteur de promotion économique et sociale, dès lors qu'il s'inscrit dans la rationalité et est utilisé pour répondre aux besoins prioritaires des secteurs et des entreprises, dans la perspective de générer les élites du développement et les capitaines d'industrie.
Les évolutions récentes de l'environnement mondialisé, concurrentiel et compétitif, appellent à une plus grande prise de conscience des nouveaux enjeux du capital humain par les différents acteurs du développement industriel national et les nécessités de la stratégie préconisée. Aussi, un certain nombre d'actions stratégiques sont à considérer en priorité. Il s'agit notamment de :
*l'élaboration d'une nouvelle carte de la formation technique et managériale, centrée sur l'excellence,
*l'élaboration d'une nouvelle carte de la formation de la main d'oeuvre qualifiée pour les métiers de l'industrie, sur la base des besoins exprimés par le nouveau modèle industriel,
*la mise en place d'un nouveau système d'incitation à l'offre et à la demande en ressources humaines dans le secteur industriel,
*la promotion de la formation des élites des entreprises sur la base des principes de la compétence et du mérite professionnel."
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