vendredi 25 janvier 2008

Intelligence Economique et Francophonie

Les auditeurs de la 1ère promotion PGSIE de l'UFC ont assisté hier, jeudi 24 janvier, à partir de 14 heures, en visioconférence, aux segments: "Les enjeux de l'intelligence économique pour la Francophonie" et "Regards croisés sur les pratiques de l'intelligence économique" du colloque "Intelligence Economique et Francophonie: vecteur de développement et coopération internationale" organisé à Paris par l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et de l'Industrie (ACFCI), l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), le Forum Francophone des Affaires (FFA), l'Institut Catholique de Paris (ICP) et le Pôle Universitaire Léonard de Vinci (PULdV).

Les intervenants au titre du premier segment étaient:
*M. Alain Juillet, Haut responsable à l'intelligence économique (France) ;
*M. Philippe Clerc, directeur de l'intelligence économique et de l'innovation à l'ACFCI.

Au titre du second segment, deux orateurs ont, tour à tour, présenté des exposés sur l'intelligence économique au Canada et en Suisse.
Quant à M. Francis Moaty, Responsable de la Formation PGSIE dispensée par l'Université de la Formation Continue (UFC) d'Alger (Dely Brahim), il a présenté, avec une appréciation éminemment positive, l'enseignement dont il a assuré la mise sur pied avec l'aide d'une équipe d'enseignants algéro-française.
Son intervention, intitulée "Algérie: retour d'expérience d'une coopération réussie avec le Maghreb", a été suivie avec beaucoup d'attention par les auditeurs, le staff de l'UFC et les enseignants présents.
Elle a donné lieu à un commentaire de M.Boughachiche qui a mis en avant l'existence de pratiques non formalisées d'intelligence économique en Algérie dès les premières années de l'indépendance; pratiques qu'il serait intéressant de "récupérer".

jeudi 24 janvier 2008

Crise boursière Qu'en est-il de l'argent algérien placé aux Etats-Unis?

par Ghania Oukazi

C'est à demi-mot que les analystes financiers reconnaissant qu'en plaçant ses réserves de change dans les fonds de pension américains, l'Algérie n'a pas réussi à les faire fructifier comme il se doit. «C'est la seule solution qu'elle a, mais la meilleure manière est de l'investir dans des projets», dit le professeur Bahloul. Rares sont les financiers et économistes algériens qui reconnaissent ouvertement que le placement d'une partie des réserves de change nationales dans les fonds de pension américains est une mauvaise idée des décideurs. Ceux qui nous l'affirment, aujourd'hui, tiennent à l'expliquer - dans l'anonymat - parce que, disent-ils, il n'est pas très juste de dire que «le pays n'a rien perdu après les importantes baisses enregistrées par les bourses mondiales» et que «les Algériens (sont) à l'ombre du dollar » (Lire Le Quotidien d'Oran du mercredi 23 janvier 2008). Pour rappel, l'Algérie avait décidé, il y a quelques années, de placer son argent dans des établissements financiers mondiaux pour le faire fructifier. Elle a donc décidé de procéder au placement d'une partie de ses réserves de change dont le volume n'a pas arrêté de gonfler en raison de l'envolée vertigineuse du prix du baril de pétrole. La Banque d'Algérie affirme aujourd'hui, que ces réserves de change ont atteint 100 milliards de dollars, un matelas financier qui met à l'aise et à l'abri le pays en lui assurant une longue période de sécurité «économique». Des banquiers affirment même que le niveau des réserves en question est bien plus important que celui annoncé officiellement. L'essentiel est de reconnaître que l'Algérie est loin des années 90, où des responsables ont été envoyés dans certains Etats occidentaux pour quémander des aides financières sous forme de crédits d'à peine une quinzaine de millions de dollars, mais ils retournaient les mains vides pour cause de non solvabilité du pays. L'Algérie passait alors à la table de ce qu'on avait appelé à l'époque le reprofilage, pour être, en réalité, un rééchelonnement de ses lourdes dettes sous les conditions et les pressions du FMI. S'en suivait de suite le plan d'ajustement structurel dont les effets et les conséquences négatifs sont visibles à ce jour sur les sphères économiques sociales. Des financiers affirment que l'Algérie a procédé à ce jour, à des dépôts aux Etats-Unis de près de 44 milliards de dollars des 100 milliards de dollars des réserves de change.
«On n'est plus dans le scénario de 1929» L'Algérie a préféré les mettre dans les fonds de pension américains parce que, nous dit-on, «même si elle sait qu'elle finance avec le déficit budgétaire américain, elle voit que les taux d'intérêts qui lui sont accordés pour ses dépôts sont élevés». Elle en a placé aussi dans des fonds anglais «mais un montant moins important que celui déposé chez les Américains», précise-t-on. Depuis quelque temps, les marchés mondiaux observent une baisse importante du dollar par rapport à l'euro qui atteint ses niveaux les plus élevés depuis sa création. Les chutes répétitives du dollar et la crise de cette semaine des places boursières mondiales n'ont pas été pour aider l'Algérie à bénéficier de gains appréciables. «Ses placements n'ont pas été fructifiés comme elle l'attendait en tablant sur les forts taux d'intérêts qui lui sont accordés», disent les analystes. Le professeur Mohamed Bahloul, anthropologue et économiste, directeur de l'Institut des ressources humaines d'Oran, explique les choses autrement. Il souligne en premier, certaines caractéristiques de cette dernière crise boursière mondiale. «On n'est plus dans le scénario du krach boursier de 1929 parce qu'aujourd'hui, les Etats sont mieux outillés et leur système financier est encadré par un modèle institutionnel de régulation qui ne permet pas les courts-circuits, on ne doit donc pas paniquer», nous dit-il. Cependant, dans ce genre de situation, précise-t-il, «nous avons deux éléments importants, le premier est qu'on n'a pas toutes les informations sur l'état réel de la crise et sur l'ampleur du choc que le système financier subit. Les banques ne donnent pas toutes les informations». Le second est que «nous ne connaissons pas non plus l'état réel ainsi que les capacités de riposte du système financier». Bahloul affirme néanmoins que «nous ne pouvons pas exclure dans ce genre de situation la manipulation et la spéculation». Et c'est ce qui peut bouleverser un ordre établi pour atteindre des objectifs précis. Ceci étant dit, il fait remarquer que «si la crise persiste, la récession de l'économie américaine sera longue et son déficit budgétaire va se creuser».
«La meilleure solution c'est d'investir» Les conséquences sur l'économie algérienne, «elles ne sont pas sur son économie réelle mais il est évident qu'elle perd du volume de ses rentrées en devises et n'aura pas tout de suite les gains qu'elle attend d'engranger par le biais des placements de ses réserves», dit Bahloul qui explique que «parfois, l'économie monétaire n'a pas d'incidences directes sur l'économie réelle». Notre interlocuteur tient à souligner que «si l'Algérie a recouru au dépôt de son argent dans des fonds américains, c'est parce qu'elle n'a pas d'autres choix ni d'autres solutions pour le faire fructifier». Pour lui, «le pays manque de capacités d'absorption rentable, il vaut mieux opter pour des dépôts que de laisser l'argent dormir dans les caisses». Mais il affirme que « la meilleure solution reste en évidence, celle de l'investir dans des projets bien ficelés pour le bien de l'économie nationale». Notre universitaire est optimiste quant à la suite à donner aux événements financiers qui secouent la planète. Si une forte et longue récession de l'économie américaine fait craindre le pire au reste du monde, Bahloul estime en effet, que «la panique ne doit pas être de mise parce qu'aujourd'hui, la croissance mondiale peut être tirée par des pays comme la Chine, le Japon, d'autres d'Amérique latine et les pays pétroliers, ils sont un substitut». Mieux, il reste persuadé que pour l'Algérie «comme l'argent a été placé en dépôts, ça va remonter, d'ailleurs, à voir le rebondissement des bourses asiatiques hier, ça commence à se faire». Un responsable dans les milieux financiers algériens nous rappelle que «les Etats-Unis ont déjà prévu que d'ici à la fin 2009, le dollar remontera comme au temps de ses jours de gloire». Le ton est donc donné pour rééquilibrer les finances du monde par la seule volonté des Américains. En attendant que les pays qui ont les capacités de tirer la croissance se constituent en force fondatrice d'un nouvel ordre économique mondial.

Source :
http://www.lequotidien-oran.com/
Edition : 24 janvier 2008

La COFACE qualifie de "moyen" l'environnement des affaires en Algérie

Innovation 2008 dans la grille de lecture du «risque-pays», l'appréciation n'est pas du genre à plaire aux «pilotes» de l'économie algérienne. La Caisse française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) crédite l'Algérie d'un indicateur mitigé dans le chapitre du climat d'affaires. L'Algérie jouit de la note «B» - synonyme de cinquième place -, un rang en deçà de son classement au panorama mondial «risque-pays». A l'appui de sa note, la Coface met en avant une somme d'explications au premier rang desquelles le climat d'affaires. Un aspect qui fera désormais l'objet d'un classement à part. «L'environnement des affaires est moyen», constatent les analystes de l'assureur français. En guise de justification de la note «B» attribuée à l'Algérie et à trois autres pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, ils pointent une série de lacunes et de contraintes. Remarques qui résonnent mal à l'oreille de ces derniers, l'Algérie meuble la liste des pays où «le recouvrement des créances est parfois difficile». Autres doléances qui affectent le climat d'affaires, la lisibilité de la santé des entreprises algériennes. «La fiabilité et la disponibilité» de leurs bilans «sont très variables». «Les institutions présentent certaines fragilités», argue la Coface sans autres précisions. «Les entreprises évoluent dans un cadre instable ou peu performant», d'où un conseil de prudence de l'assureur hexagonal à l'endroit de la communauté d'affaires hexagonale. «C'est un facteur de risques à prendre en compte pour les transactions interentreprises». Cette grille de lecture contraste avec le discours officiel algérien. Au gré des colloques et des journées économiques, ministres en charge des secteurs économiques, chefs d'entreprise et banquiers s'attachent à «vendre» un paysage économique désormais lisible et visible. En visite à Paris à l'automne dernier à l'invitation du Medef-International (patronat français), le ministre des Participations et de la promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, avait fait valoir un climat d'affaires «en amélioration constante». A la Coface, on justifie la mise en place de cette notation supplémentaire par le souci de mettre à la disposition des entreprises françaises un nouvel outil d'appréciation. «Cela permet d'évaluer la qualité globale de l'environnement des affaires» dans un pays. «Les bons résultats économiques d'un pays ne contribuent pas toujours à une amélioration des affaires», précisent les experts de la caisse. L'allusion vaut pour les pays dotés de matières premières. L'envolée des cours sur les marchés mondiaux conforte leur santé financière et leur confère un «réel dynamisme» économique sans que cela ne se traduise par un ancrage des réformes. C'est la première fois depuis le lancement, en 1996, de son panorama «risque-pays» que la Coface note, dans un classement à part, l'environnement d'affaires. Autant que pour le «rating pays», 155 pays sont passés au crible. Logée à la même enseigne que l'Arabie Saoudite, l'Egypte et le Liban, l'Algérie fait mieux que l'Iran et la Syrie (crédités de la note «C» ou sixième place), la Libye, l'Irak et le Yémen («D»). Comme au classement «risque-pays», la Tunisie et le Maroc jouissent de la note «A4» (4e place) au même titre que la Jordanie, et Oman. Quatre monarchies du golfe (Emirats, Koweït, Qatar et Bahreïn) sont logés à la troisième place (A3) en décalage d'une loge par rapport à leur classement «risque-pays». C'est Israël qui offre l'environnement d'affaires le plus favorable, selon les conjoncturistes de la Coface. Note prévisible, l'économie algérienne aborde l'année 2008 avec une appréciation «risque» inchangée. Au miroir de la Coface, elle occupe la quatrième place (A4), un rang qu'elle avait intégré courant 2005 après une dizaine d'années de «purgatoire économique». Au plus fort des années de violence et d'isolement, l'Algérie était classée entre les 5e et 7e place au grand dam du pouvoir politique et de la classe économique. Comme l'an dernier, l'Algérie reste perçu comme un pays à la visibilité stationnaire. Les perspectives politiques et économiques «peuvent être marquées par quelques fragilités», estiment les prévisionnistes de la Coface. Lesquels se gardent de tirer quelque sonnette d'alarme. «Une relative volatilité de l'environnement des affaires est susceptible d'affecter les comportements de paiement, la probabilité moyenne que cela conduise à un défaut de paiement restant acceptable». En dépit des contraintes qui pèsent sur le climat des affaires, 2008 s'inscrit dans une tendance positive. «Les perspectives de croissance sont favorables et l'économie devrait voir une accélération de son taux de croissance estimé à 5,2 %». En 2007, celle-ci s'est affichée à 6 % hors hydrocarbures, selon des estimations toujours en attente de consolidation. Conséquence d'un léger recul de la demande internationale, la production nationale s'est tassée un peu, bloquant le compteur de croissance à 4,8 %. Sous un angle macro-économique, aucune incertitude ne pèse sur l'avenir immédiat. «Le pays jouit d'une situation financière sans précédent», confortée par un endettement extérieur ramené à sa plus simple expression et un niveau de revenus potentiellement important. Autant d'atouts qui mettent le pays «à l'abri d'une crise de liquidité».


Source:
http://www.lequotidien-oran.com/
Auteur: S.Raouf, correspondant à Paris
Edition: 24 janvier 2008

mardi 22 janvier 2008

Soutenance des premiers projets

Les journées des 19 et 20 janvier 2008 ont été des journées particulières pour les auditeurs de la 1ère promotion PGSIE de l'UFC. Par groupes de trois ou quatre, ils ont, en effet, soutenu leurs premiers projets dont les intitulés sont, dans l'ordre de passage, les suivants:

- Expériences de veille en Algérie.
- Le climat des affaires en Algérie.
- PME et intelligence économique.
- Comparaison entre les systèmes d'intelligence économique dans le monde.
- La société de l'information en Algérie.
- Le développement du tourisme en Algérie
- Le dispositif américain d'intelligence économique.
- La contrefaçon en Algérie.
- Le développement des énergies renouvelables en Algérie.

Les notes obtenues ont été, dans l'ensemble, satisfaisantes.
Cette étape franchie, les auditeurs de la PGSIE enchaîneront sur leurs seconds projets dont la liste n'a pas encore été définitivement arrêtée.

dimanche 20 janvier 2008

L'espionnage économique freine l'investissement en Algérie

Hamza Benhalima
mardi 22 mai 2007

C’est un véritable pavé dans la mare que l’expert international Malek M’barek Serrai a jeté au cours de la table ronde organisée, hier, au forum d’El Moudjahid autour de l’investissement en Algérie, en révélant que nombre de dossiers d’investissement présentés par des hommes d’affaires d’origine arabe à l’administration algérienne se sont retrouvés à …Paris chez des concurrents français. M. Serrai n’a pas hésité à dénoncer certaines pratiques exercées par des groupes d’intérêt étrangers, et qui ont pour but de ternir la destination algérienne aux investisseurs arabes.
Pourtant, "l’Algérie est considérée comme un pays stratégique pour l’investissement arabe", a-t-il estimé. L’intervenant a parlé de l’évolution et de l’intérêt que portent les investisseurs arabes au marché algérien en déclarant que "l’argent est dans le Golfe". Encouragés par un code des investissements ouvert, les investisseurs arabes, contrairement aux investisseurs européens beaucoup plus stricts, estiment que le marché algérien est un marché d’avenir. M. Serrai a également parlé de lobbying au sein de l’administration algérienne qui favorise les investissements européens, particulièrement français, aux investissements arabes, en citant des exemples sur des projets d’investissement déposés en Algérie et qui se sont retrouvés à Paris. L’autre intervention qui a marqué cette rencontre, est celle de M. Abdelmadjid Baghdadli, président de l’Agence nationale de développement et de l’investissement, (Andi), qui a annoncé qu’entre 2003 et la fin 2006, près de 7 500 projets d’investissement ont été réalisés avec un montant de 132 milliards de dinars, soit 14 milliards de dollars. Selon M. Baghdadli, "ces investissements ont créé 213 000 emplois directs et permanents".
Le président de l’Andi a signalé la résistance au changement et les blocage exercés sur l’investissement, en dénonçant le manque de lisibilité de la politique nationale en matière d’investissement et la faible performance du système financier qui exerce ce blocage au quotidien envers de jeunes promoteurs porteurs d’un projet agrée par l’Ansej ou l’Andi. Il a également parlé des retards accumulés en matière d’infrastructures de base au niveau des différentes régions du pays, qui agissent comme un facteur défavorable à l’investissement et qui freinent la volonté des opérateurs d’investir dans le marché algérien. En outre, les intervenants ont abordé le problème de la diversification de l’économie algérienne qui est principalement basée sur les revenues des hydrocarbures, qui représentent 98% des exportations du pays. Ils estiment qu’une économie diversifiée et libérée aura besoin de la débureaucratisation de l’administration, ce qui mettra fin à certaines pratiques qui flirtent avec la corruption. "Le réaménagement du code des investissements en juillet 2006, a été bien reçu par les investisseurs, mais cela n’est pas suffisant, car il existe actuellement en Algérie 320 000 entreprises dont beaucoup sont des PME, alors qu’on devait être une population de 800 000 à 1000 000 d’entreprises" a annoncé M. Baghdadli. Le refus des banques d’accorder des crédits est considéré par les promoteurs qui ont participé à cette table ronde comme la cause principale du blocage et du développement des PME en Algérie. Selon un expert en finance, une banque qui financera spécialement les PME-PMI devrait être créée pour faciliter la naissance d’entreprises, comme on le voit chez nos voisins.
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